Le dernier bulletin

Le bulletin 1 – 2015

Couverture : La Loire à Jarjeau, Loiret,

photo réalisée par Vincent Voisin

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Sommaire 

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Éditorial

Pourquoi l’enseignement des SVT est-il remis en cause pour nos collégiens ?

    Alors que notre enseignement est largement ouvert, mettant nos jeunes dans des situations d’apprentissage associant l’expérimentation à un raisonnement scientifique rigoureux ;

         alors que notre enseignement participe à la formation du futur citoyen dans des domaines essentiels comme la santé, l’alimentation, l’environnement, la gestion des ressources (énergie-eau) ;

               alors que notre enseignement est en avance dans les méthodes et les apprentissages par rapport à une grande partie de l’Europe ;

                 alors que l’ensemble des acteurs du monde scientifique et industriel s’attache à montrer que les domaines des sciences de la vie et de la Terre ont de plus en plus d’importance, autant sur le plan économique que sociétal ;

le ministère veut, dans la réforme du collège diminuer l’enseignement formateur des SVT, et en général l’enseignement scientifique. Pourquoi ce comportement anti-scientifique ?

Pourtant un apprentissage satisfaisant nécessite un temps minimum hebdomadaire pour s’approprier les connaissances et les méthodes. Temps qui serait amputé, dans le cycle 4, par des activités interdisciplinaires d’esprit TPE / IDD. Si l’APBG est favorable à ce type d’activité, les horaires doivent venir en plus et non être intégrés dans les enseignements disciplinaires. De même, les heures permettant la possibilité de constituer des groupes à effectifs restreints, indispensables pour un enseignement expérimental, vont se retrouver dans un pot commun, à l’instar de ce qui se fait au lycée. Et l’expérience prouve que ce n’est pas une situation satisfaisante ! Et que penser de cet acharnement aveugle, d’imposer un enseignement intégré de sciences et de technologie en 6e, alors que toutes les études, nationales et internationales, démontrent l’inefficacité.

L’APBG a réagi à tous les niveaux, en rencontrant le cabinet de Mme la Ministre, et a fait des propositions à la DGESCO, mais sans résultats. Elle a pu provoquer des réactions très consensuelles dans le monde syndical et professionnel et demande aux enseignants de SVT de réagir. Mais le danger est grave d’un blocage vis-à-vis de l’enseignement scientifique, en particulier en SVT, empêchant une partie de la formation d’un adulte citoyen responsable et une orientation professionnelle positive.

Les professeurs de SVT souhaitent une prise de conscience du ministère et la modification des conditions prévues dans le projet de réforme du collège, afin d’éviter un recul qui serait grave pour notre jeunesse et l’avenir de notre pays.

Serge Lacassie