La sécurité au laboratoire et en travaux pratiques

   Espace scientifique SVT

Sécurité au laboratoire et en TP

Classe de terrain Sorties Voyages

Le vivant et l'enseignement des SVT

Gestion du laboratoire

Equipement - Matériel 

Aménagement-Structuration

Personnel enseignant et PTL

Liens et bibliographie

 

 

  Urgence immédiate : consignes pour le geste qui sauve

Equipements de sécurité en salles de TP

Les TP et l'élève

Produits biochimiques et chimiques au laboratoire

Gestion des déchets

Mise en sommeil quotidien du laboratoire

            

 

Risque biologique

Sang et dérivés

Embouts et filtres

Souches microbiennes

Dissection animales

Utilisation d'organes animaux

         

     
    1. Sang et dérivés (plasma, sérum)
   

cHépatites et sida constituent les risques majeurs.

   

 

cToute manipulation d’échantillons de sang humain est interdite
(sauf en sections spécialisées, où elle est strictement réglementée, conditions de sécurité maximales, vaccination contre l’hépatite B,...). 

cc N.S. n°23-097 du 12 janvier 1993 (B.O. n° 3 du 21 janvier 1993) $ Texte complet 

    "...En règle générale, il est rigoureusement interdit de réaliser des manipulations de sang prélevé sur les élèves au sein des établissements scolaires... "
   

ccConvention-cadre sur le sang du 6 avril 1994   $ Texte complet 

   

 

cLa vaccination contre l’hépatite B est obligatoire:

  1. pour les élèves de sections spécialisées

ccN.S. n°93-077 du 12 janvier 1993 (B.O. n° 3 du 21 janvier 1993) $ Texte complet 

   
  1. les personnels de l’E.N. exposés à des risques de contamination  dans le cadre de leur activité professionnelle

 ccN.S. n°93-089 du 26 janvier 1993  $ Texte complet 

   

 

cLa note de service n°93-077 offre la possibilité de réaliser les manipulations expérimentales indispensables avec du sang offrant toutes les garanties d'innocuité obtenu dans des centres spécialisés (Biomérieux, Institut Pasteur, Sanofi ... )

   

"...Les utilisations expérimentales indispensables seront réalisées par les élèves exclusivement à partir de sang obtenu dans des centres spécialisés et offrant toutes les garanties d'innocuité, ou à partir de sang de mammifère. ..."

   

$ Texte complet 

   

 

cPour les IUT, l'utilisation de sang ou de produits dérivés d'origine humaine est soumise à convention avec un établissement de transfusion sanguine

   

$ Texte complet 

     
    2. Physiologie humaine : embouts et filtres des dispositifs respiratoires
    Ces accessoires d’expérimentation sont à usage unique : les jeter  après une utilisation (risque de transmission du bacille de Koch). 

 

 

    3. Souches microbiennes
   

c Pour les sections spécialisées en IUT, certaines souches microbiennes non pathogènes sont autorisées  
cc
C
irculaire du 8 août 1973 (B.O. n° 43 du 22 novembre1973)

c Pas de textes relatifs aux ensemencements et cultures en collège et en lycée ; les micro-organismes cultivés (Escherichia coli, Bacillus subtilis, bacilles lactiques, Sordaria, levures,...) sont des agents de classe 1 ne présentant pas de risques pour le manipulateur et pour la communauté.

 

groupe 1

agents biologiques non susceptibles de provoquer une maladie chez l'homme

groupe 2

agents biologiques pouvant provoquer une maladie chez l'homme et constituer un danger pour les travailleurs ; leur propagation dans la collectivité est peu probable ; il existe généralement une prophylaxie ou un traitement efficaces

groupe 3

agents biologiques pouvant provoquer une maladie grave chez l'homme et constituer un danger sérieux pour les travailleurs ; leur propagation dans la collectivité est possible, mais il existe généralement un e prophylaxie ou un traitement efficaces.

 groupe 4

agents biologiques qui provoquent des maladies graves chez l'homme et constituent un danger sérieux pour les travailleurs ; le risque de leur propagation dans la collectivité est élevé ; il n'existe généralement ni prophylaxie ni traitement efficaces

 

c Des ensemencements peuvent être réalisés à partir de :

- sources banales (citrons, écorces, objets divers,...) ;

- sources alimentaires (yaourts, fromages,...).

 Afin d’éviter tout risque de contamination et pour sensibiliser les élèves aux problèmes d’hygiène et de sécurité en collectivité, des précautions élémentaires doivent être prises :

- interdiction de repiquage

- destruction des milieux ensemencés à l’autoclave (type “cocotte-minute”) 

cc $ “ Gestion des déchets ”      

- stérilisation des instruments utilisés (eau de Javel,...)

- lavage des mains à l’eau savonneuse voir gestion des déchets

 

 

    4. Dissections animales
   

c Les dissections (ne concernent que l’animal mort) n'ont jamais été interdites, seules vivisection* et euthanasie* d'animaux le sont.

*   cc $"Le vivant et l'enseignement des SVT"

 

c Les précautions d’hygiène et de sécurité « classiques » et préventives s’imposent :

-          port de gants (en latex) ;

-          lavage à l’eau de Javel des paillasses/tables,  des outils et des cuves à dissection* après chaque séance de TP d’un groupe d’élèves,

-          collecte centralisée (sac étanche) des animaux, organes et restes disséqués,

-          lavage des mains, dès le retrait des gants, au savon liquide ou au soluté hydroalcoolique (très actif sur la flore transitoire ; achat en pharmacie), essuyage avec papier sur distributeur.

 

Pour les changements rapides entre deux séances de TP, pendant un interclasse, deux jeux de cuvettes à dissection peuvent s’avérer nécessaires.

 

c  En cas de coupure ou de piqûre 

-          laver (ne pas faire saigner, le saignement favorise l’entrée des microbes et particulièrement des virus) ;

-          désinfecter pendant 5 min (tremper le doigt dans du dakin stabilisé ou de la bétadine (à régler au préalable avec l’infirmière ou le médecin scolaire          

cc $ "Urgence immédiate"

 

 

    5. Utilisation d'organes animaux au laboratoire de SVT
   

c  Les organes des bovins provenant des abattoirs ne sont pas légalement disponibles : tous les abats de bovins (encéphale avec crâne, yeux, moelle épinière, amydales, thymus, rate, intestins) sont des matières à risque spécifié . Ces derniers sont obligatoirement incinérés après l’abattage de l’animal. La seule dérogation à l’incinération concerne l’utilisation à des fins de recherche scientifique et, est soumise à examen de dossier et autorisation spéciale délivrée par le ministère de l’Agriculture. 

cc Arrêté du 17 mars 1992 relatif aux conditions auxquelles doivent satisfaire les abattoirs d'animaux de boucherie pour la production et la mise sur le marché de viandes fraîches et déterminant les conditions de l'inspection sanitaire de ces établissements

$ Extrait de l'arrêté   

 

c Aucune interdiction ou réglementation n’existe pour les abats de cheval et de porc (encéphale, yeux, moelle épinière, cœur,…)

      Néanmoins, l’APBG conseille de réfléchir à l’opportunité pédagogique d’une dissection dans  les classes des séries non scientifiques. De plus, dans un objectif d’éducation à la prévention, l’APBG recommande très vivement,  de prendre toute les précautions d’hygiène et de sécurité « classiques » (utilisation de gants , port de lunettes,…) quand une dissection –d’organe ou d’animal mort- est estimée pédagogiquement nécessaire.

 

 

c  Contagiosité des tissus et des liquides biologiques

   Dans l’état actuel des connaissances, les risques pour l’Homme ont été établis par analogie avec le « modèle mouton » et à partir des résultats cliniques de l’inoculation de tissus ou de liquide d’origine humaine ou animale à des animaux.

   L’OMS , à partir d’études sur l’infectiosité de différents tissus et de liquide biologiques au cours de la tremblante clinique du mouton,  a dressé en 1992 une classification ; cette classification a été reprise par la Communauté européenne.

 

 

 

 

 

Sécurité au laboratoire et en TP

Classe de terrain Sorties Voyages

Le vivant et l'enseignement des SVT

Gestion du laboratoire

Equipement - Matériel 

Aménagement-Structuration

Personnel enseignant et PTL

Liens et bibliographie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

catégorie 1*:

haute infectiosité

 

cerveau, moelle épinière

catégorie 2:

moyenne infectiosité

 

cerveau, moelle épinière
rate, amygdales, ganglions lymphatiques, iléon, côlon proximal

catégorie 3: faible infectiosité

 

très faible infectiosité

 

nerf sciatique, surrénales, côlon distal, muqueuse nasale
liquide céphalo-rachidien, thymus, moelle osseuse,foie, poumons, pancréas
Catégorie 4: infectiosité non détectable muscles squelettiques, cœur, glande mammaire, colostrum, lait, caillot sanguin, sérum, féces, rein, thyroïde, glande salivaire, salive, ovaire, utérus, testicule, vésicule séminale

(Source : »Virus transmissibles de la mère à l’enfant », Pr. Denis et Dormont. John Libbey Ed. Paris 1999)

* il nous paraît prudent de classer en catégorie 1 : le liquide céphalo-rachidien, les méninges et l’œil.

   
   Pour aller plus loin : http://encpb.scola.ac-paris.fr/france/framefr.htm  

Documents techniques et pédagogiques Textes officiels Fiches en images Réflexions et synthèses Moteur de recherche Accueil Démarche de prévention

(références des textes relatifs aux agents biologiques)

 

 

 

 

 sommaire TP et élève

 

sommaire Sécurité

   

 sommaire Espace scientifique